Partir en fumée
Tout commence par un geste ordinaire. Une bouffée, un souffle, un nuage qui s’échappe. La fumée s’étire, se disperse, envahit l’espace. Peu à peu, elle prend le dessus sur ceux qui l’ont produite, brouille les silhouettes, masque les visages, jusqu’à effacer toute identité.
Dans un noir et blanc tranchant, ces scènes de rue deviennent les images d’une disparition progressive. Entre poésie graphique et étrangeté, l’homme semble peu à peu s’effacer derrière ce qu’il rejette.
Une façon de rappeler, non sans ironie, que ce que l’on sème finit parfois par nous éclipser.









